PGI

Depuis les années 1960, l’informatique de gestion a subi de multiples bouleversements.
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Alors que les premiers outils ont permis d’automatiser les activités opérationnelles des entreprises, les systèmes d’informations d’aujourd’hui prennent en charge des niveaux de gestion de plus en plus stratégiques.

Apparus dans les années 1990, les Progiciels de Gestion Intégrée (PGI) ont séduit de nombreuses entreprises de par leur promesse d’offrir une vision “intégrée” de leur gestion, mais ce parti-pris peut aujourd’hui s’avérer être un frein : certains progiciels n’arrivent plus à suivre l’évolution des entreprises et limitent leur croissance.

Désormais, suite au boom d’Internet, l’offre a elle aussi changée : nous assistons à un véritable bras de fer opposant les éditeurs historiques aux nouveaux entrants agiles et innovants. Du Best of Breed aux solutions Saas ou Cloud, difficile pour les entreprises de définir une stratégie informatique.

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Quels sont les avantages et limites des PGI et vers quelles solutions doivent se tourner les PME pour obtenir une vision de l’ensemble de leurs processus métiers tout en restant agiles et innovantes ?

Qu’est-ce qu’un PGI ?

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Traduction française du mot ERP (Enterprise Ressource Planning, qui signifie “planification des ressources de l’entreprise”), le PGI est défini par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie comme étant un progiciel regroupant différents modules de gestion, gérés au sein d’une même application et pouvant couvrir la totalité des besoins métiers de l’entreprise. Il est d’ailleurs communément admis qu’un PGI couvre au minimum trois grandes fonctions de l’entreprise (par exemple, les finances, la gestion commerciale ou encore la gestion de production).

L’ouvrage Processus métiers et SI, évaluation, modélisation et mise en oeuvre précise par ailleurs cette définition en énonçant que le cœur d’un PGI repose sur une base de données centralisée garantissant l’unicité des informations. Le PGI visent ainsi à répondre aux problèmes posés par les systèmes d’informations présentant des redondances, incohérences ou problématiques de communication.

Enfin, le CXP, Centre d’expertises Progiciel, apportent des précisions supplémentaires à ce sujet en indiquant que pour être reconnue en tant que PGI, la solution doit émaner d’un éditeur unique, reposer sur une mise à jour en temps réel de l’information tout en permettant d’assurer sa traçabilité.

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Les fonctionnalités du PGI
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Les PGI étant des solutions logicielles globales ou modulaires, chaque entreprise bénéficie d’une solution adaptée à ses besoins métiers. Les éditeurs de solutions PGI proposent généralement un large panel de fonctionnalités afin d’aider les directions à optimiser leurs activités.

Découvrons ensemble les quatre modules de gestion généralement proposés par les éditeurs de PGI.

 ________________     LA GESTION COMMERCIALE     ________________

LA GESTION COMMERCIALE

Gestion des achats

Fournisseurs, catalogues, tarifs et délais fournisseurs pour arbitrer la matrice délai/coût, gestion devis puis commandes achats, gestion du grand import (container et frais d’approche), gestion des réceptions…

Gestion des ventes

Base articles et tarifs dont moteur promotionnel, gestion des clients, établissement des devis, transformation en bon de commande, factures, bon de livraison, calcul du prix de revient, élaboration des statistiques…

Gestion des stocks

Gestion de l’assortiment, du réapprovisionnement, des stocks disponibles, réservés ou à date, gestion des emplacements…

Gestion de la relation client (CRM)

Centralisation et gestion des contacts (prospects, clients, partenaires), historiques des échanges dont le stockage des documents,suivi des opportunités, gestion des plannings, coordination des campagnes marketing (email, sms) suite à la segmentation de la base et ciblage…

Gestion des achats

Fournisseurs, catalogues, tarifs et délais fournisseurs pour arbitrer la matrice délai/coût, gestion devis puis commandes achats, gestion du grand import (container et frais d’approche), gestion des réceptions…

Gestion des ventes

Base articles et tarifs dont moteur promotionnel, gestion des clients, établissement des devis, transformation en bon de commande, factures, bon de livraison, calcul du prix de revient, élaboration des statistiques…

Gestion des stocks

Gestion de l’assortiment, du réapprovisionnement, des stocks disponibles, réservés ou à date, gestion des emplacements…

Gestion de la relation client (CRM)

Centralisation et gestion des contacts (prospects, clients, partenaires), historiques des échanges dont le stockage des documents,suivi des opportunités, gestion des plannings, coordination des campagnes marketing (email, sms) suite à la segmentation de la base et ciblage…

________________     LA GESTION DE PRODUCTION     ________________

LA GESTION DE PRODUCTION

Les nomenclatures et déclinaisons Les nomenclatures représentent la liste détaillée des composants d’un article à produire. Elle permettent donc de prendre en compte les besoins relatifs à la fabrication d’un produit (composants, quantité, besoin en main d’oeuvre…). Il existe deux types de nomenclatures :

  • Les nomenclatures de produits finis
  • Les nomenclatures de produits semi-finis (qui entrent dans la nomenclature de produits finis)

Les nomenclatures peuvent être déclinées selon des variantes : la taille ou la couleur des produits à fabriquer par exemple.

Les gammes opératoires

Une gamme opératoire décrit le processus de fabrication, c’est-à-dire la succession des étapes nécessaires à la réalisation d’un produit. Elle est liée à la nomenclature qui reprend la liste et la quantité des composants à mettre en œuvre aux différentes étapes de la gamme opératoire.

Le calcul des besoins nets (CBN)

Le CBN permet, à partir des besoins bruts en produits finis inhérents à la production des ordres de fabrication, de déterminer des ordres proposés à savoir le lancement en fabrication ou en approvisionnement. Pour réaliser ce calcul, il est nécessaire de gérer :

  • Les nomenclatures intégrant les composants de chaque produitles délais d’approvisionnement, d’assemblage ou de fabrication (certaines nomenclatures de produits finis peuvent intégrer des nomenclatures de produits semis finis)
  • Les produits en stock ou en cours de livraison ou de fabrication, en tenant compte des paramétrages de stock minimum
  • Les opérations de fabrication (ou gammes opératoires définies plus haut) avec les délais d’obtention d’un composant, permettant de passer d’un niveau de nomenclature au niveau supérieur (ce délai comprend le temps de fabrication et de livraison)

Le calcul des besoins net est nécessaire à la planification ou MRP (« Materials Resources Planning » ou « Manufacturing Resources Planning »).

La planification des ressources ou MRP

Le MRP (« Materials Resources Planning » ou « Manufacturing Resources Planning ») se base sur le calcul des besoins nets pour planifier de manière optimisée les ressources (hommes et machines) en vue de fabriquer les produits semi finis et produits finis. Le MRP fournit les priorités relatives à la mise en production des OF afin d’optimiser le planning.

Les ordres de fabrications

Les ordres de fabrication sont générés depuis les ventes (on fabrique pour répondre aux commandes des clients) ou lors du lancement du calcul des besoins afin de générer du stock.

La traçabilité et suivi qualité

Compte tenu des normes et des réglementations de plus en plus strictes, les industriels doivent s’assurer de la traçabilité amont et aval de leurs produits. Parties intégrantes des ERP Industrie, les fonctionnalités telles que la gestion des lots et le contrôle qualité sur la fabrication (conformité des produits) permettent de contrôler et d’assurer le respect de ces normes.

Les nomenclatures et déclinaisons

Les nomenclatures représentent la liste détaillée des composants d’un article à produire. Elle permettent donc de prendre en compte les besoins relatifs à la fabrication d’un produit (composants, quantité, besoin en main d’oeuvre…). Il existe deux types de nomenclatures : les nomenclatures de produits finis et les nomenclatures de produits semi-finis (qui entrent dans la nomenclature de produits finis. Les nomenclatures peuvent être déclinées selon des variantes : la taille ou la couleur des produits à fabriquer par exemple.

Les gammes opératoires

Une gamme opératoire décrit le processus de fabrication, c’est-à-dire la succession des étapes nécessaires à la réalisation d’un produit. Elle est liée à la nomenclature qui reprend la liste et la quantité des composants à mettre en œuvre aux différentes étapes de la gamme opératoire.

Le calcul des besoins nets (CBN)

Le CBN permet, à partir des besoins bruts en produits finis inhérents à la production des ordres de fabrication, de déterminer des ordres proposés à savoir le lancement en fabrication ou en approvisionnement. Pour réaliser ce calcul, il est nécessaire de gérer les nomenclatures intégrant les composants de chaque produit; les délais d’approvisionnement, d’assemblage ou de fabrication (certaines nomenclatures de produits finis peuvent intégrer des nomenclatures de produits semis finis; les produits en stock ou en cours de livraison ou de fabrication, en tenant compte des paramétrages de stock minimum; les opérations de fabrication (ou gammes opératoires définies plus haut) avec les délais d’obtention d’un composant, permettant de passer d’un niveau de nomenclature au niveau supérieur (ce délai comprend le temps de fabrication et de livraison). Le calcul des besoins net est nécessaire à la planification ou MRP (« Materials Resources Planning » ou « Manufacturing Resources Planning »).

La planification des ressources ou MRP

Le MRP (« Materials Resources Planning » ou « Manufacturing Resources Planning ») se base sur le calcul des besoins nets pour planifier de manière optimisée les ressources (hommes et machines) en vue de fabriquer les produits semi finis et produits finis. Le MRP fournit les priorités relatives à la mise en production des OF afin d’optimiser le planning.

Les ordres de fabrications

Les ordres de fabrication sont générés depuis les ventes (on fabrique pour répondre aux commandes des clients) ou lors du lancement du calcul des besoins afin de générer du stock.

La traçabilité et suivi qualité

Compte tenu des normes et des réglementations de plus en plus strictes, les industriels doivent s’assurer de la traçabilité amont et aval de leurs produits. Parties intégrantes des ERP Industrie, les fonctionnalités telles que la gestion des lots et le contrôle qualité sur la fabrication (conformité des produits) permettent de contrôler et d’assurer le respect de ces normes.

________________     LA COMPTABILITÉ    ________________

LA COMPTABILITÉ

Comptabilité générale 

Elle offre une image complète du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l’entreprise (plan comptable, bilans, comptes de résultats, journaux achats, ventes, banques, auxiliaires). Elle facilite le paramétrage des modèles d’écriture et permet la saisie guidée dite au kilomètre tout en assurant le respect et le contrôle des normes comptables.

Comptabilité analytique

Elle offre la possibilité d’avoir une vision de ses données calquée sur son activité et non plus sur des normes légales. Idéalement la comptabilité analytique est distincte de la comptabilité générale et permet de bénéficier d’éditions de type balance, grand livre et compte de résultat d’un point de vue analytique, Couplée avec un outil de comptabilité budgétaire, elle permet de suivre les écarts entre le prévisionnel et le réalisé à travers des éditions analytiques.

Comptabilité auxiliaire

Elle permet de suivre les mouvements comptables des comptes tiers, c’est-à-dire les clients et les fournisseurs.

  • Suivi des comptes clients : gestion des règlements, des remises, des encours clients, des relances, du recouvrement et lettrage des comptes clients. .
  • Suivi des comptes fournisseurs : gestion des encours fournisseurs, traitement de la TVA, comptabilisation des effets à recevoir, édition et envoi des billets à ordre de virement par mail ou par fax et lettrage des comptes fournisseurs.

Gestion des paiements

Comptabilisation des décaissements (prélèvement, chèques, virements, effets à payer, billet à ordre), comptabilisation des encaissements (chèques, espèces et virements reçus) et gestion des bordereaux de remise de chèque, prise en charge des virements SEPA et ETEBAC et gestion multi-devises.

Déclarations de TVA

Adaptation aux règles européennes et au régime de TVA de l’entreprise, TVA sur débit et encaissement et contrôle des écritures de TVA.

Fichier des écritures comptables (FEC)

Depuis 2014, les entreprises ont pour obligation de remettre le FEC auprès des administrations fiscales. Ce document informatique contient la totalité des enregistrements comptables d’une entreprise (ensemble des journaux existants dans la comptabilité, y compris écritures d’inventaires et d’à-nouveaux).

Rapprochement bancaire

Elle permet de rapprocher les écritures bancaires avec le compte banque.

Comptabilité générale

Elle offre une image complète du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l’entreprise (plan comptable, bilans, comptes de résultats, journaux achats, ventes, banques, auxiliaires). Elle facilite le paramétrage des modèles d’écriture et permet la saisie guidée dite au kilomètre tout en assurant le respect et le contrôle des normes comptables.

Comptabilité analytique

Elle offre la possibilité d’avoir une vision de ses données calquée sur son activité et non plus sur des normes légales. Idéalement la comptabilité analytique est distincte de la comptabilité générale et permet de bénéficier d’éditions de type balance, grand livre et compte de résultat d’un point de vue analytique, Couplée avec un outil de comptabilité budgétaire, elle permet de suivre les écarts entre le prévisionnel et le réalisé à travers des éditions analytique.

Comptabilité auxiliaire

Elle permet de suivre les mouvements comptables des comptes tiers, c’est-à-dire les clients et les fournisseurs.

  • Suivi des comptes clients : gestion des règlements, des remises, des encours clients, des relances, du recouvrement et lettrage des comptes clients. .
  • Suivi des comptes fournisseurs : gestion des encours fournisseurs, traitement de la TVA, comptabilisation des effets à recevoir, édition et envoi des billets à ordre de virement par mail ou par fax et lettrage des comptes fournisseurs.

Gestion des paiements

Comptabilisation des décaissements (prélèvement, chèques, virements, effets à payer, billet à ordre), comptabilisation des encaissements (chèques, espèces et virements reçus) et gestion des bordereaux de remise de chèque, prise en charge des virements SEPA et ETEBAC et gestion multi-devises

Déclarations de TVA

Adaptation aux règles européennes et au régime de TVA de l’entreprise, TVA sur débit et encaissement et contrôle des écritures de TVA.

Fichier des écritures comptables (FEC) 

Depuis 2014, les entreprises ont pour obligation de remettre le FEC auprès des administrations fiscales. Ce document informatique contient la totalité des enregistrements comptables d’une entreprise (ensemble des journaux existants dans la comptabilité, y compris écritures d’inventaires et d’à-nouveaux).

Rapprochement bancaire

Elle permet de rapprocher les écritures bancaires avec le compte banque.

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BI & REPORTING

La Business Intelligence (reporting décisionnel) a pour rôle d’utiliser les données transitant par le système d’information afin de les exploiter à des fins décisionnelles.

Intégré au sein d’un logiciel ERP, le reporting garantit un suivi des coûts de revient de la fabrication/des achats aux ventes ainsi que de nombreux autres indicateurs clés (calcul des marges sur les coûts réels ou au coût moyen pondéré…). Les états statistiques et tableaux de bords sont entièrement paramétrables et peuvent comporter des graphiques personnalisables.

Au regard de la schématisation du périmètre fonctionnel d’un PGI, il apparaît clairement que cette solution offre une réponse complète à tous les services de l’entreprise.
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Comment fonctionne un PGI ?

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Comme le précise le site Choisirmonerp.com, comparateur de solutions de gestion en ligne, un PGI se caractérise par l’usage d’un moteur de workflow (système permettant d’automatiser un flux d’information au sein d’une organisation).

Lorsqu’une donnée est saisie dans le système d’information, le système de workflow permet de la diffuser dans tous les modules du système qui en ont besoin, au travers d’une programmation définie en amont.

Le principe fondateur d’un PGI est de construire des applications informatiques (gestion commerciale, finances, gestion de stocks…) de manière modulaire (modules applicatifs indépendants entre eux et créés par le même éditeur) tout en partageant une base de données unique et commune à tous les services. Les informations sont stockées en temps réel et sans rupture de flux, ce qui permet d’obtenir une vision 360° de l’ensemble des flux (achats, ventes, stocks, production, comptabilité).

Pourquoi utiliser un PGI ?

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Comme l’explique l’enseignant Philippe Norigeon, l’organisation des entreprises a totalement changé : nous passons d’un modèle  où l’organisation était “verticalisée” par fonction (commerce, production, comptabilité…) à un modèle où l’organisation est gérée de manière horizontale (la chaîne logistique parcoure désormais plusieurs fonctions) et est davantage orientée client, d’où la nécessité de gérer les données de manière unifiée et centralisée.

Ainsi, grâce à sa base de données unique, le PGI semble répondre aux attentes des responsables des services, qui sont confrontés d’une part à des besoins de réactivité et d’autre part lorsqu’ils ne sont pas équipés d’ERP, ils sont dépendants de systèmes d’informations composés de multiples applications ne communiquant pas entre elles.

L’objectif principal d’un projet PGI est de permettre aux directions ainsi qu’aux collaborateurs de se concentrer sur leur business et leur métier, grâce à une solution complète qui couvre l’ensemble de leurs activités et les accompagne dans leur évolution.

Intéressons-nous donc aux principaux avantages des PGI :

Unicité du système d’information : l’intégration d’un PGI supprime les risques de doublons et prévient ainsi des risques d’erreurs, grâce à sa base de données unique et commune à chacun des modules.

Vecteur de productivité : la mise à jour des données en temps réel et l’automatisation des tâches fait bénéficier les entreprises de gains de temps considérables. Par exemple : si le service commercial enregistre un bon de commande, le stock est actualisé en temps réel et l’écriture comptable s’inscrit automatiquement.

Optimisation des processus de gestion : la communication entre les services est facilitée grâce au rôle structurant joué par le PGI. La coordination entre les équipes est ainsi améliorée.

Meilleure maîtrise des coûts : la mise à jour des données en temps réel permet au service financier et à la direction générale d’analyser l’état de leurs comptes dans un délai réduit. Le PGI s’avère ainsi être une aide à la prise de décision rapide.

Utilisation évolutive : le PGI étant constitué d’une combinaison de modules, il est ainsi possible pour les entreprises utilisatrices d’acquérir de nouveaux modules par la suite.

Unicité du système d’information : l’intégration d’un PGI supprime les risques de doublons et prévient ainsi des risques d’erreurs, grâce à sa base de données unique et commune à chacun des modules.

Vecteur de productivité : la mise à jour des données en temps réel et l’automatisation des tâches fait bénéficier les entreprises de gains de temps considérables. Par exemple : si le service commercial enregistre un bon de commande, le stock est actualisé en temps réel et l’écriture comptable s’inscrit automatiquement.

Optimisation des processus de gestion : la communication entre les services est facilitée grâce au rôle structurant joué par le PGI. La coordination entre les équipes est ainsi améliorée.

Meilleure maîtrise des coûts : la mise à jour des données en temps réel permet au service financier et à la direction générale d’analyser l’état de leurs comptes dans un délai réduit. Le PGI s’avère ainsi être une aide à la prise de décision rapide.

Utilisation évolutive : le PGI étant constitué d’une combinaison de modules, il est ainsi possible pour les entreprises utilisatrices d’acquérir de nouveaux modules par la suite.

Les limites du PGI

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Solutions globales ou spécialisées, elles s’avèrent toutefois complexes et coûteuses à mettre en place et comportent certaines limites.

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  • Des coûts d’intégration élevés

Par ailleurs, les projets PGI induisent généralement d’importants coûts liés à leur déploiement mais également à leur maintenance (pour les PGI On-premise). De plus, le haut niveau de complexité du programme va nécessiter la mise en place et l’entretien de serveurs puissants.
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  • Un projet d’envergure qui nécessite du temps et des ressources

Le Journal du Net, média IT en ligne, fait état d’une durée moyenne de 12,3 mois d’implémentation d’un PGI. La mise en place d’un PGI en fait donc un réel projet d’entreprise, devant être approuvé par chacun des services.
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  • Une certaine dépendance vis-à-vis de l’éditeur

En pratique, il est rare de changer de PGI une fois que celui-ci a été déployé, les investissements en temps et en coûts étant très élevés. Cela a pour conséquence d’engendrer une certaine dépendance envers l’éditeur de la solution logicielle.
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  • Des développements spécifiques qui freinent l’évolution du PGI

Les projets PGI ont souvent bénéficié de développements spécifiques, ce qui a freiné leur évolution dans le temps (montées de versions complexes et très coûteuses). Cela n’a eu pour autre conséquence que de ralentir la croissance de certaines entreprises, dont le système d’informations ne parvenait plus à suivre l’évolution. Globalement, les PGI classiques sont considérés comme des solutions rigides, tant ils sont complexes à faire évoluer.

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Le e-magazine I Vision fait d’ailleurs état de trois tendances fortes qui découlent de ces limites :

  • L’utilisation d’Excel en remplacement d’applications dédiées.
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  • La généralisation de la tendance BYOD (Bring Your Own Device). Elle se traduit par le fait qu’un nombre croissant de collaborateurs utilisent leurs appareils personnels (PC, tablette et smartphone) dans un contexte professionnel. Cette pratique peut s’avérer problématique pour les entreprises puisqu’elle soulève des questions relatives à la sécurité de l’information et à la protection des données personnelles.
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  • Le recours croissant à des applications internet Cloud Computing permettant de se libérer des contraintes techniques (solution non intuitive ou uniquement disponible au sein de l’entreprise). Aussi, sans l’accord de leur direction informatique, certains collaborateurs et services se sont équipés de solutions métiers satellites (outils numériques et solutions web), soit pour gérer leur activité quotidienne soit pour gérer et stocker des données. Nommé Shadow IT, ou “informatique fantôme”, ce phénomène est apparu suite aux difficultés d’adaptation et de réactivité des DSI vis-à-vis des besoins de leurs collaborateurs, et à l’émergence de solutions IT novatrices et simples à utiliser.

 

Dirigeants et Responsables Informatiques deviennent alors conscients des enjeux d’intégrer un système d’information global mais qui doit rester suffisamment agile et évolutif afin de répondre aux contraintes métiers ce qui limitera l’émergence du Shadow IT au sein de leur organisation.

Se pose alors la question de savoir vers quelle solution se tourner afin de gérer son entreprise de manière optimale en bénéficiant d’innovations constantes ?

Quel  progiciel de gestion intégré choisir ?

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S’il est une rupture majeure dans l’histoire des nouvelles technologies, c’est évidemment l’arrivée d’Internet dans les entreprises. Synonyme d’ouverture sur le monde, le Web a permis de définir de nouveaux usages et a introduit de nouvelles technologies de développement.

Profitant de cet essor, les éditeurs de solution de gestion se sont alors tournés vers le numérique pour proposer une offre novatrice, basée sur une tarification à la consommation (abonnement VS achat de licence) et sur une technologie portée par Internet (solution SaaS et en mode Cloud). Cette évolution proposée par les éditeurs constitue d’ailleurs une réponse au désir de mobilité (accès aux données en tout temps et en tous lieux) ainsi qu’au besoin croissant des entreprises à vouloir se décharger de la gestion de leur solution en interne. Depuis quelques années, les entreprises font donc héberger leur ERP dans le Cloud, au travers d’une couche HTML adjointe au cœur de leur solution, ou se sont tournées vers les PGI SaaS, solutions nativement web et innovantes, optimisées pour être délivrées sur Internet.

Il existe des différences entre le Cloud et le SaaS, rendez-vous sur notre page spécialement dédiée au sujet pour en savoir plus. .

 

Qu’importe la nature de la solution de gestion, différents critères sont à prendre en compte lors du choix d’un PGI :
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  • L’expertise de l’éditeur vis-à-vis du métier de l’entreprise
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  • Le caractère innovant du logiciel et de son éditeur
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  • Le temps d’intégration nécessaire à la mise en place de la solution
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  • La qualité du support technique fourni
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  • L’évolution et la flexibilité de la plateforme
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  • Les coûts de la solution à long terme
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De nombreuses solutions sont donc aujourd’hui proposées aux PME, qu’elles suivent l’architecture client/serveur originelle ou qu’elles soient délivrées en mode SaaS ou Cloud.

Les solutions hébergées au sein des entreprises sont déployées suite à l’achat de la licence du logiciel dans une version donnée, achat complété par un contrat de maintenance. Le blog Ooreka estime que l’achat de licence compose ¼ du budget d’un projet PGI (15 à 25% du budget), le reste des frais étant relatifs aux prestations d’intégration et de maintenance. Ces solutions nécessitent des ressources en interne, la gestion de leur infrastructure étant à la charge du client.

Afin de faire évoluer la version de son PGI, l’entreprise devra faire migrer ses données vers la ou les nouvelles versions proposées par l’éditeur, ce qui allégera l’obsolescence de son logiciel mais comprendra toutefois d’importants coûts. A cet égard, une étude du CXP chiffre le caractère obsolète de ces solutions on-premise : en France, plus de la moitié des ERP (56%) sont exploités depuis plus de 5 ans et 28% ont même atteint ou dépassé l’âge canonique de 10 ans, ce qui laisse entendre une certaine réticence des entreprises à faire évoluer leur solution on-premise.

Les PGI d’aujourd’hui tirent parti du web, qui séduit aussi bien les nouveaux éditeurs que les historiques. Solutions accessibles depuis le web, elles répondent aux enjeux de mobilité et d’innovation recherchés par les entreprises. A cet égard, côté progiciels en mode SaaS, le marché des éditeurs 100% web n’est pas aussi large que celui des éditeurs de solutions hébergées dans le Cloud. Le comparateur Celge fait état d’une fourchette de tarif par user nommé allant de 40€ à 160€ par mois mais les prix sont souvent très différenciés. Il faut par exemple compter 25€ HT par user et par mois pour la solution de comptabilité Sage One construite sur la plateforme Salesforce, et les tarifs peuvent s’envoler à 300€ pour la solution Y2 éditée par Cegid, en fonction des modules à déployer.
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Depuis 12 ans, nous éditons Archipelia, notre ERP SaaS omnicanal dédié aux PME et ETI du négoce, de l’industrie, de l’e-commerce et du retail.

Son socle fonctionnel, global ou modulaire, répond aux besoins de gestion commerciale (achats dont grand import, ventes et stocks), de GPAO, de CRM et de Comptabilité.

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Deux outils créés par Archipelia sont également connectés en temps réel au socle :

  • POSia : caisse tactile et mobile pour gérer les points de vente .
  • TCBia : application de Terminal Code Barre pour la gestion des stocks (réception, picking, inventaire…)

. Afin de répondre en tout point aux spécificités métiers de ses clients, la brique ERP d’Archipelia s’interconnecte aux meilleures solutions web dans des domaines variés comme la Business Intelligence, la gestion de tournées, le WMS ou encore l’EDI.

Véritable concentré de fonctionnalités qui facilite le quotidien des dirigeants et accélère leur prise de décision, Archipelia offre agilité et mobilité aux PME, et leur fournit une vision concrète de leur processus métiers, tout en facilitant leur croissance.

ERP SaaS VS ERP Cloud : quelle différence ?

Outil phare des années 1990, le PGI a permis de centraliser les données de l’entreprise dans un référentiel unique, partagé entre tous les services. Vecteur de productivité et fournissant une vision 360° de l’ensemble des process de l’entreprise, il a unifié et structuré son organisation.

Pourtant, le PGI classique est aujourd’hui synonyme de système monolithique et rigide, dont les développements spécifiques freinent l’agilité et la capacité d’innovation de nombreuses PME dans un contexte où la réactivité est de mise.

Poussée par l’essor d’Internet, la transformation numérique oblige les entreprises à tirer parti du web pour maintenir leur potentiel d’innovation mais également pour s’ouvrir à de nouveaux canaux (espace client, site e-commerce…). Face à ces enjeux, le PGI se doit donc d’être connecté au web afin d’ouvrir et de synchroniser en temps réel certaines données du back office vers le front et inversement. En ce sens, l’ERP e-commerce pourrait certainement être la prochaine grande évolution des PGI.